Partir.
Ça y est. Le compte à rebours est partie. Je pars mercredi.
Je ne sais pas quoi dire, je ne sais même pas quoi faire, sincèrement. Je devrais voir tous mes amis, fêter mon départ, m’enjouer d’enfin partir travailler, d’enfin profiter du beau temps, et d’enfin revoir mes amis de travail…
Mais, la vérité, c’est que je ne veux pas quitter Montréal. Je veux y rester, je veux continuer à militer, à suivre le mouvement, et, il y a bien un homme dans la balance. Mais, ces deux raisons évoquées sont bien insuffisantes pour me garder ici. Parce que je deviens folle, folle de penser à ça, ça fait des jours que je fais des cauchemars de guerre civile. Je me réveille en pleurant… (troublant) Je dois partir, je deviens folle.
Il ne s’agit pas de retrouver la solitude. Il s’agit de retrouver le calme, loin de tout, comme en voyage. Je pars dans un no man’s land, perdu entre mes deux maisons.
Une partie de moi veut rester, mais l’autre partie me dit :”Pars”
À bien y penser, même en partant, je sais qu’une partie de moi restera à Montréal.
-
trench-chloe aime ce billet
-
starriedmind aime ce billet
-
owlyshit a publié ce billet