Owly Shit

parce que c'est ce que je vois.

Mai.

On se tient occupé. 

L’esprit dans les préoccupations, les idées dans un tunnel.

Pendant des semaines, pendant des mois.

Un jour vient la chaleur, parfois sans soleil.

Elle steam ton cerveau, ramollie ton corps et repousse les devoirs.

Tu prend un verre avec des amis, rentre aux petites heures.

Le lendemain, tu vas pas travailler.

Tu restes coucher, tu rêves.

Tu regardes la vie, tu vois naître l’envie.

On fait l’amour, on fait la vie.

On mange un bon repas et retourne au lit.

Les p’tits bonheurs ont quelques choses à voir avec mai.

Grâce à lui, j’salue l’asphalte sous mes pieds.

Excusez-moi si j’ai peur, si je me retire

mais le bonheur, ça me donne le vertige

Ça a l’air que je suis un bon rebound

J’ai un coeur en caoutchouc 

et un corps recyclé

Les p’tits bonheurs, c’est une question d’santé

Lève la tête et regarde les étoiles

Pis si tu les vois pas, imagines-les.

Perdre le fil.

C’est quand on pense que ça achève que ça commence. Et dès que ça débute, c’est un peu la fin… 

L’été arrive pas à montrer le bout de son nez, j’enchaine les cafés, les cigarettes et j’essaie du mieux que je peux à fournir dans cette fin de session “pas-comme-les-autres”.

En fait, la température nous joue des tours. Elle se fout de notre gueule, nous rit au visage avec effronterie. 

Je lisais hier un article du blogue Urbania (là j’ai cherché pour le lien, je l’ai pas retrouvé, je suis tombé sur plein d’autres billets intéressants. Fuck. J’ai perdu mon fil d’idée)

On est bombardé de contenus. C’est à la fois nourrissant, et ça m’appauvrit l’esprit en même temps. C’est comme si tout avait déjà été dit. C’est pour ça que je les déteste ces gens qui mettent les mots sur mes bobos, ou qui trouvent le moyen de me faire vivre quelque chose que je n’ai jamais vécu en le racontant, parfois simplement, toujours adroitement…

À force de lire, on développe une sensibilité avec les mots. 

Cette sensibilité nous rapproche de la poésie : celle des mots, des images, des idées et de tout ce qui est.

J’aime la poésie, ça me manque, parce que des fois; il faut pouvoir mettre des mots et non des phrases sur des idées.

Parce que des fois, il n’y a pas de continuité à un sentiment aussi abstrait que le spleen. 

Parfois, il faut prendre la poésie par la couette.

Et si je dormais un peu?

Ces derniers jours sont rapides.

J’ai des semaines de fatigue, mais je n’arrive pas à aller à la rencontre du sommeil.

Ma boussole perd le Nord. Les couteaux sont tranchants pis la hache est ben enfoncé dans l’tronc d’arbre.

Tout ça pour dire que je me sens radicale. 

Genre que je soupe des méli-mélos depuis 2 jours. (rebelle que je suis)

J’ai ressorti mon vélo pis j’ai mal au fessier.

J’vais aller m’coucher finalement.

buenas noches.