Owly Shit

parce que c'est ce que je vois.

Presque deux semaines…

On m’avait averti que le temps passait dangereusement vite en voyage.

Qu’on en était toujours surpris tout de même à chaque fois.

Depuis le début des périples sur les îles, la notion de temps est encore plus abstraite. On ne sait jamais quelle heure il est (quand même agréable)

On est plusieurs petits groupes à voyager avant l’école d’été, et on se rencontre ici et là déjà. La vie coûte chère, mais on mange et on dort très bien! C’est principalement ce qu’on fait d’ailleurs.

En Grèce, boire dans les rues est chose normal. Fumer dans les bars aussi! Ils conduisent un peu n’importe comment, on dirait que les stops sont optionnels.

Les douches sont petites et c’est à tout coup de l’eau partout sur le plancher même si on a la chance d’avoir un rideau de douche la majorité du temps.

Les animaux (et les hérons) circulent librement sans maître ni laisse. 

Le soleil me rougit un peu plus tout les jours, même sous de gros nuages.

Par contre, on sent rarement l’odeur d’un joint qui se fume. Au lieu de ça, on sent l’odeur des Gyros ou des crêpes.

Pratiquement pas d’insectes (petite pensée ici pour mes amies en plein moi de mai au parc de la Vérendrye)

J’ai déjà perdue un t-shirt, et passé proche de perdre ma serviette de plage (fiou, ma soeur m’aurait tué - je t’aime anne-ma)

J’ai tant de chose à dire, et si peu de mots pour résumer ces derniers jours. Je n’ai pas été beaucoup laissé à moi-même puisque on rencontre constamment de nouvelles personnes. Aujourd’hui, je prend la journée pour me reposer et profiter de la simple - ô combien magnifique - vue de mon appartement loué ici à Mykonos.

Les îles sont plein de nightlife - Ibiza style. (pas trop mon trop mettons les drinks à 15 euros) Alors, je n’ai pas vécu pleinement mon trop plein air. J’ai envie de marcher dans le bois, mais je me console en me baignant dans les vagues salées qui bordent toutes les belles plages encore respirables pendant cette saison basse. Ouf, le mois de juillet doit être pénible pour les solitaires en quête de calme…

Demain s’entame une série de voyage en bâteau à travers les différentes îles pour atteindre Lesbos. J’ai bien hâte de me poser un peu, mais je vois aussi le 10 juillet arriver trop vite. Je revois aussi mes inquiétudes, celles que j’ai laissé dans mes boites à Montréal.

Yamas! (santé) 

Bye Athenes, Kalimera Santorini!

Après 3 jours dans Athènes, j’ai fait mon temps… je connaissais mon chemin vers ma chambre par coeur (j’ai dormi dans deux quartiers différents à Athènes) et je croisais quelques fois des visages que je connaissais dans certains coins de la ville!

On est donc finalement partie pour l’île de Santorini après avoir booké la veiller toutes nos choses (chambres, ferry et cie) À 5h30 du matin, le réveil  sonne (avec la chanson de Gnarls Barkley - Going on). Je pacte mon sac, me fait un bon café instantané - à peine deux gorgées de prise et il faut aller prendre le métro jusqu’au Pirée.

Sur le ferry (un énorme bateau d’ailleurs avec télévision, boutiques et cafés beaucoup trop dispendieux) nous avons rencontré deux filles de Lévis ben ben sympathiques avec qui on a fait un bout de chemin en débarquant de notre 8h de trajet.

Sur place, on a eut de la difficulté à trouver notre auberge, mais une gentille serveuse nous a aidé - nos nouvelles amies aussi- et on est rentré le temps d’une sieste!

On a donné rendez-vous aux deux québécoises à 20h près d’un café pour aller souper. Si vous ne connaissez pas Santorini, sa ville principale se nomme Fiera et c’est une île faite en altitude (avec des séismes fréquents d’ailleurs selon une source d’information). De plusieurs points de vue sur cette île, la vue est tout simplement magnifique. 

On s’est pris une bouteille de vin local, avec un bon repas, entrée, dessert pour un total de 16 euros (ce qui est TRÈS bon prix considérant le lieu) puis on s’est arrêté dans un bar nommé le Brothers pour y boire un verre et fumer un shisha.

HEY! Les bars grecs… du gros Rihanna, DMX, Usher, name it! 

Les gens fument partout ici, même dans les bars…

Les bars n’ont pas d’heure de fermeture, ni vraiment de contrôle d’âge…

C’était, comme vivre une époque que je n’avais pas pu vivre au Québec!

Je suis en amour avec cette île, et je n’ai qu’une seule journée de complétée.. vive la Grèce, vive les îles! 

Le feeling du jetlag.

Me voilà à mon auberge, les deux yeux dans le même trou.

J’ai mal à la tête et aux yeux, mais le temps est bon! Le vol de 9h m’a un peu rentré dedans, en plus du décalage et de la maudite air climatisée qui a asséché mes yeux sans pitié…

Donc, tout ça est un peu surréaliste : se promener à Athènes sans même sentir que je suis en territoire étranger. Je réalise qu’une grande ville… ben ça reste toujours ben une grande ville! Je ne suis pas déstabilisée, mais charmée oui! 

J’ai rencontré sur mon vol au moins deux personnes que je connaissais! Moi qui pensais me retrouver seule dans une foule, je me retrouver en bonne compagnie, avec même quelques petits plans pour la soirée… après siestes à répétition. 

Je ne suis pas allé à l’hotel des “putes”, finalement, j’ai pris un chemin avec une connaissance rencontrée et j’ai choisi un petit lit dans un dortoir clean! 

Je riais dans l’avion, en regardant le paysage à l’atterrissage. J’avais envie de me sacrer une claque dans la face : mais je sais pas si c’était pour me réveiller ou pour le fun d’avoir l’air weird. Bref, so far so good comme on dit. 

J’ai déjà croisé environ 5 chats (je calcule, oui)

J’ai mangé une moussaka (fuck yeah really good)

My english will improve till the end of this trip.

Bon, m’en va me laver, je pu un peu. En tout cas, c’est ce que je pense que la perruche en cage à côté de ma table essaie de me dire. 

Kalispéra!

Les preparatifs

Depuis plusieurs semaines déjà, je dors dans un chambre au mur vide. Mes tiroirs sont vides et mes vêtements principaux trainent sur le sol en tout temps. Je ne connais plus l’utilité des crochets (overated) 

Je passe mon temps à me rappeler que j’ai oublié des choses ou à organiser d’autres choses. Je me lève tôt, me couche au moment où je le sens opportun parce que je ne regarde plus l’heure après 9h. 

Je feuilletais mon agenda, et à la date de mon départ (presque exactement) j’avais écrit ces mots : 

“Un jour, je partirai, oui, un jour.”

Et voilà, oui, le 5 mai prochain, je pars pour de vrai. Qui aurait cru que la jeune abitibienne quitterait son bon confort vers l’inconnu? Probablement tout le monde sauf moi. Oui, j’ai aussi cette tendance à me sous-estimer, comme beaucoup de gens, on échappe pas à son humanité.

Je pensais que la sagesse me préserverais de la nostalgie, mais faut croire que je suis bien loin de ça. En fait, je crois qu’il y a une nette corrélation entre le vieillissement et la nostalgie. C’est évident.

Bref, je fais mes boites pour un déménagement que je manquerai parce que je ne serai pas ici. Je reviendrai un certain 15 juillet, et retrouverai une chambre inhabitée, délaissée, mais ô combien pleine d’amour et de nouveautés qui feront la file à l’entrée.

Je me demande si la fille qui va quitter l’aéroport sera la même qui y rentrera plus tard. Je me demande à quelle fréquence je vais pleurer, je me demande si je vais arriver à voyager en groupe, je me pose beaucoup de questions auxquelles je n’ai pas de réponse. 

Je me demande à quel point je penserai à toi, à vous. Je me demande si tu penseras à moi, si vous penserez à moi. 

Chose certaine, je m’arrangerai pour qu’on s’oublie pas. 

xxx